Vitol et les droits humains

Avec 254 milliards de francs, Vitol, entreprise spécialisée dans les matières premières, est la plus grande multinationale suisse en termes de chiffre d’affaires.

Dans son activité de négoce de charbon en Afrique du Sud, elle ne s’efforce pas assez d’assurer le respect des droits humains et des standards environnementaux. C’est ce que révèle une étude menée sur le terrain par Pain pour le prochain et Action de Carême. De plus, elle ne fournit que très peu d’informations sur l’impact de son activité.

Ce cas témoigne de l’importance de l’initiative « Pour des multinationales responsables » afin que les entreprises suisses prennent leur devoir de diligence au sérieux. Soutenez avec nous l’initiative pour des multinationales responsables!

Les mines de charbon en Afrique du Sud menacent l’habitat et l’emploi

Vitol est l’acheteur exclusif du charbon à l’exportation de la firme minière Coal of Africa Limited (CoAL), qui exploite la mine de Vele dans la province du Limpopo (Afrique du Sud).

La mine sera rénovée et agrandie dans les années à venir. Vitol possède également dans la même région un contrat d’achat pour le projet minier de Makhado.

Résistance de la population

Selon une analyse de la Bench Marks Foundation, organisation partenaire de Pain pour le prochain, ces projets suscitent de la résistance au sein de la population. Les 3’000 habitantes et habitants du village Mudimeli – situé au milieu des mines de charbon – craignent pour leur approvisionnement en eau.

Le projet menace des milliers d’emplois dans l’agriculture et le tourisme. Aux charges sur le plan sanitaire s’ajoutent également la poussière de charbon résultant de l’extraction ainsi que les centaines de trajets de camions journaliers.

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Vitol doit assumer ses responsabilités!

Vitol a le pouvoir d’examiner les activités liées à l’extraction du charbon dans les mines en Afrique du Sud et de remédier aux dysfonctionnements. Si la multinationale assumait son obligation de diligence face à son fournisseur, celui-ci devrait réduire l’impact de ses activités sur la population.

Comme les autres multinationales, elle doit prendre ses responsabilités, afin que ses filiales et fournisseurs respectent les droits de l’homme et les normes environnementales. Mais cela n’est pas fait volontairement, contrairement à ce qu’exige le Conseil fédéral.

Action de Carême, Pain pour le prochain et d’autres organisations ont lancé l’initiative « Pour des multinationales responsables » afin que cette obligation de diligence soit inscrite dans la loi suisse. Les multinationales domiciliées en Suisse doivent prendre leurs responsabilités à l’échelle mondiale.