« Ma vie s’est transformée en cauchemar »

Chen Qiaqian a 25 ans et la leucémie. Depuis sa maladie, elle est incapable de travailler et dépend de l’aide financière de ses proches. Le paradoxe: alors qu’elle souhaitait travailler dur pour les aider, c’est elle qui aujourd’hui dépend financièrement d’eux !

« Je commençais tous les matins le travail à huit heures. Je travaillais sur la chaîne de montage, avec beaucoup d’autres ouvriers et ouvrières. Notre tâche consistait à nettoyer les processeurs des téléphones portables à l’aide de solvants. Je ne quittais mon poste que pour aller aux toilettes ou pour manger rapidement quelque chose. La halle dans laquelle nous travaillions n’avait ni fenêtre, ni système d’aération.

L’odeur était si nauséabonde qu’il était difficile de s’y habituer. A notre arrivée, un cadre nous a montré comment transvaser les produits chimiques d’une grande bouteille dans de plus petites. Nous avons reçu des gants et un masque en papier. »

Chen
Fliessband

« Mais personne, à aucun moment, ne nous a dit que ces substances étaient hautement toxiques. Je travaillais la plupart du temps jusqu’à onze heures du soir, sept jours sur sept, avec un jour de congé par mois. Je voulais gagner le plus d’argent possible pour aider ma famille. Mes parents ont travaillé très dur pour que mon frère et moi puissions faire des études. Je voulais les soutenir à mon tour.

Après avoir travaillé cinq ans dans cette usine, je me suis senti tout à coup très faible et malade. Je pouvais à peine marcher. Lorsque le médecin m’a annoncé que j’avais une leucémie, j’ai pensé à me suicider. Je ne veux pas à nouveau être une charge pour ma famille. Depuis, je ne peux plus travailler. Pour obtenir une indemnisation, j’aurais dû fournir une attestation d’embauche. Mais je suis trop faible pour retourner à l’usine la demander. »

« J’ai depuis longtemps épuisé mes économies, et je vis maintenant sur le salaire de mon petit frère et de l’argent que plusieurs amis m’ont prêté. Malgré cela, je ne sais pas comment je pourrai payer la suite de mon traitement. Je me souviens encore très bien de mon premier jour de travail à Shenzhen, lorsque je suis arrivé en ville. J’étais ébloui par les lumières. Moi qui avais toujours rêvé de quitter la campagne et de voir le monde, je me retrouve aujourd’hui en plein cauchemar. »

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